Bon gré mal gré, la société a intégré le principe d’un enseignement à distance. Acquérir des connaissances, oui mais quid alors des examens ? Peut-on aussi contrôler des savoirs à distance ? Quelques éléments de réponse…

Les examens à distance ont suscité parfois beaucoup d’émoi chez les étudiants. Pourtant, la pratique n’est pas rare dans le secteur de la formation. Chaque année, plusieurs millions d’heures de formation sont données en ligne. Comme pour un cours classique en présentiel, le formateur peut procéder à un contrôle des acquis.

Choisir un format

Le plus classique : le QCM (questionnaire à choix multiples). Rapide et efficace, c’est juste ou faux. Mais on en conviendra ; c’est un peu réducteur.

On peut dès lors privilégier un système avec des questions ouvertes qui permettent aux participants de mettre en avant leurs connaissances. Dans le cas de réponse courte, la correction peut être facilement automatisée.

Les applis disponibles

Les plateformes collaboratives offrent généralement des modules d’évaluation. On peut citer pour les plus connus, Teams et Moodle. D’autres méritent néanmoins aussi un petit détour comme Experquizz , Vizia ou TestWe.

Si l’évaluation prévoit des champs totalement ouverts, les participants développent davantage leurs idées. Le formateur devra alors analyser un par un chaque enregistrement. Pour se faciliter la tâche, il existe des logiciels d’aide à la correction. L’UCLouvain utilise, dans ce but, le Gradescope.

Quand cela est possible, l’évaluation la plus aboutie reste encore le projet : un travail à remettre par le participant qui nécessite de faire des liens entre tous les aspects appris durant la formation.

A quoi ça sert d’évaluer ?

En ligne, le choix d’un type d’évaluation dépend du public, du domaine d’activités et de la complexité du sujet. Chaque format présente ses avantages et ses inconvénients. La question qu’on doit se poser est : quel est l’intérêt de cette évaluation ?

  • Feedback pour le formateur : le contenu a été un peu, beaucoup ou pas du tout assimilé par les participants ?
  • Auto-évaluation pour les participants : où je me situe. Je maîtrise ou au contraire, j’ai encore des lacunes ?

La formation n’est cependant pas qu’une affaire entre le formateur et les participants. Il y a aussi un troisième élément, non négligeable : le monde extérieur.  C’est aussi en partie pour lui que l’évaluation existe. Elle permet d’indiquer qu’une personne a bien suivi une formation et, par conséquent, est bien détentrice d’un certain savoir. 

Chaque formation tend d’ailleurs aujourd’hui à être assortie d’un certificat. Officiel ou purement symbolique. Que ce soit à titre privé ou pour raison professionnelle, le message reste le même : « Je l’ai fait ! » et le faire savoir, voire reconnaître.

En ligne, comment vérifier qu’il n’y aura pas de triche ?

Partons du principe que des tricheries, il y en aura toujours. Heureusement, cela concerne une très petite minorité.  Il est vrai qu’à distance, on ne peut pas savoir ce qui se trame derrière l’écran.

Différents stratèges sont mis en place pour contrer les éventuels resquilleurs : identification avec code, temps de réponse limité, parfois même activation de la webcam…

Il faut bien se dire que la tricherie est une échappatoire temporaire. Les participants n’y ont aucun intérêt sur le long terme. La formation permet d’acquérir de nouvelles compétences ; si elles sont validées mais ne sont en réalité pas suffisamment acquises pour les mettre en pratique. Il n’y a donc rien à y gagner !

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